dimanche 30 octobre 2016

RAPPEL: Vendeurs de guerre | Un laboratoire de guerre à ciel ouvert (v.f. de "The Lab", Yotam Feldman, 2013), film documentaire sur l'industrie militaire israélienne, révèle entre autre l'hypocrisie de l'Occident qui s'en prend de plus en plus vertement à Israël pour ses violations incessantes des droits de l'homme, mais continue à acheter les armes israéliennes garanties "testées sur les Palestiniens".






V.F.:


Il est très rare de pouvoir approcher de près la guerre, les recherches de pointe en armement et en sécurité. Les hauts militaires israéliens que suit le réalisateur Yotam Feldman sont pourtant sans complexe. Ils ont du monde une vision parfois sophistiquée, ils lisent les philosophes et se reconnaissent dans les valeurs du progrès social. La plupart ont fait leur carrière en Cisjordanie, territoire occupé par Israël, qui leur a servi de laboratoire. Ils exportent à présent dans le monde entier un savoir faire hors du commun. Armement, sécurité, nouvelles théories militaires, ils ont inventé les drones ou le fusil à tirer dans les coins. Pour cela, les plus grandes armées du monde viennent les consulter et faire d’Israël l’une des plus gandes puissances exportatrices d’armes. Avec Vendeurs de guerre, nous pénétrons dans un monde très fermé, terrifiant et passionnant à la fois.



Since 9/11, the Israeli arms industries are doing bigger business than ever before. Large Israeli companies develop and test the vessels of future warfare, which is then sold worldwide by private Israeli agents, who manipulate a network of Israeli politicians and army commanders, while Israeli theoreticians explain to various foreign countries how to defeat civil and para-military resistance. All based on the extensive Israeli experience.  The film reveals The Lab, which has transformed the Israeli military occupation of Gaza and the West Bank from a burden to a marketable, highly profitable, national asset. (GumFilms)

Trailer:

Extrait:


Autre extrait:


Autre extrait:


Présentation française du film:



Discussion française sur le film:


Présentation française:


Référence au film dans un commentatire médiatique sur les nouvelles armes israéliennes:


Présentation anglaise:


Présentation anglaise et entretien avec le réalisateur:


Conférence de David Sheen mentionnant le film:


"THE LAB" Film documentaire de Yotam Feldman - L’industrie militaire israélienne : du business avec du sang

Comment Israël fait de l’argent avec du sang

“Les guerres contre Gaza font maintenant partie du système de gouvernance israélien“ : entretien avec le cinéaste Yotam Feldman

The Lab: A unique insight into the world of Israeli arms dealers selling weapons and experience around the world.Filmmaker's View By Yotam Feldman for Al-Jazeera English

Who's Profiting from Israel's Offensive in Gaza?

Des activistes israéliens dénoncent : Gaza, un laboratoire pour le développement d'armes israéliennes.

Israeli Weapons Contaminate Palestinian Soil with Toxic Substances

For Israeli arms makers, Gaza war is a cash cow





Comme le montraient il y a plus de 25 ans déjà Andrew et Leslie Cockburn, Israël est économiquement dépendant de ses contrats d'industrie militaire, en particulier envers le Pentagone, en raison de la part très importante que représente l'ensemble de ces contrats dans les revenus de l'État israélien. Paradoxalement, cette dépendance économique de l'État israélien vis-à-vis ces contrats militaires avec le Pentagone est presque toujours entendue et défendue comme un "gage de l'indépendance et de l'autosuffisance économique d'Israël"!



Bien entendu la collaboration entre Israel et les États-Unis s'étend bien au-delà des contrats militaires... Ells s'étend aussi, notamment, jusqu'aux plus hauts échelons des services secrets (Mossad et CIA) et se cache ainsi derrière de nombreuses opérations secrètes des États-Unis à travers le monde: que ce soit contre les communistes (comme dans l'entraînement par le Mossad des soldats Moudjahidines anti-soviets en Afghanistan avec l'argent de la CIA) ; la vente d'armes et l'entraînement par le Mossad des commandos "antiterroristes" de Medellin en Colombie ; l'entraînement des Contras (contrarrevolucion) au Honduras et d'autres troupes d'élite au Guatemala ; le rôle des États-Unis dans le développement nucléaire militaire israélien ; la coopération nucléaire entre Israël et l'Afrique du Sud, les opérations de subversion contre Nasser en Égypte et Hussein en Irak, etc.


Dual Loyalty By Victor Mallet REVIEWS OF TWO BOOKS: The Samson Option: Israel, America and the Bomb by Seymour Hersh, and Dangerous Liaison: The Inside Story of the US-Israeli Covert Relationship by Andrew Cockburn and Leslie Cockburn
A Special Relationship By David Schoenbaum. Review of DANGEROUS LIAISON The Inside Story of the U.S.-Israeli Covert Relationship. By Andrew Cockburn and Leslie Cockburn.
In Bed With the Israelis? DANGEROUS LIAISON: The Inside Story of the U.S.-Israeli Covert Relationship, By Andrew and Leslie Cockburn September 01, 1991 | Dan Raviv | Raviv, a CBS News correspondent based in London, is co-author of "Every Spy a Prince: The Complete History of Israel's Intelligence" (Houghton Mifflin.)


Zemmour n'a rien révélé du tout lorsqu'il a écrit sur la prétendue "opération Ronces". On sait déjà depuis longtemps qu'Israël et ses experts en sécurité et en armement sont régulièrement sollicités pour l'entraînement "antiterroriste" des forces de police de nombreux pays occidentaux. Le traitement des Noirs aux USA est fortement lié à l'entraînement des policiers américains en Israël, où les Noirs et les Arabes sont traités plus brutalement que des animaux.


In Israel Too, Young Black Men Face Police Racism and Brutality Israel's police force's record of brutality and over-policing against Israelis of Ethiopian descent mean, just like their peers in the U.S., young black Israelis are growing up in an atmosphere of fear and intimidation.
Pro-Palestinian activists accuse Israel of culpability in police slayings of black Americans in the U.S.
US Police Brutality Result of Israeli Training: Kevin Barrett This situation has gotten worse as more and more American police are trained in Israel, where they are taught to treat minorities the way the Israelis treat Palestinians,” Kevin Barret told the Tasnim news agency.
Mais selon le mouvement Alt-Right, c'est juste la faute à la gauche Soros s'il y a des émeutes raciales aux USA... Pas un mot sur l'entraînement à la brutalité policière que les policiers américains reçoivent quand ils vont se faire entraîner en Israël.
Police Brutality Against Blacks a Result of Israeli Training: Analyst
Les propos d’Éric Zemmour sur Tsahal ignorés en Israel
Révélation choc d’Éric Zemmour : « L’armée française, aidée par Israël, va nettoyer et récupérer nos territoires »
Eric Zemmour : «L'armée française va reconquérir les banlieues comme Israël l'a fait à Gaza»
Zemmour divulgue l’existence d’un plan franco-israélien contre les banlieues «Opération ronces» : tel est le nom de code d'une stratégie militaire élaborée par la France et Israël pour «reconquérir» et «nettoyer» les quartiers populaires selon le polémiste antimusulman et sioniste Éric Zemmour.
VIDEO - Zemmour : l’armée française collabore avec israel pour «nettoyer les quartiers perdus » comme à Gaza
Commentaire intelligent lu sur un forum: "Zemmour prouve une fois de plus avec cette sortie imbécile qu'il ne connait rien à l'armée et au monde militaire. La prétendue opération "ronces" n'a rien d'un plan pour reconquérir les cités. C'est un des nombreux plans de sécurisation et de protection des population d'une ville qui subirait une insurrection armée. Des exercices de ce type sont d'ailleurs souvent montés des villes françaises, au milieu des passants médusés. Ce plan est une réflexion menée par des analystes de l'EM, on les paye à envisager tous les scénarios, des tonnes et des tonnes de plans sont pondus tous les ans par l'Etat-major des armées sans jamais être utilisés, ou même ressortis des cartons. Tsahal n'a RIEN à voir avec l'élaboration de ce plan, les militaires de l'EM se sont simplement inspirés, entre-autres, des retours d'expérience de la guerre à Gaza. Aucun officier israélien n'a participé à sa rédaction. Autant Zemmour peut être un bon observateur de la politique française, mais il ne comprend ni ne connait RIEN au monde de la défense et à la guerre. On se rappelle son affirmation imbécile qui disait que Daesh avait plus de chars que l'armée française (on a du bien en rire à la direction du renseignement militaire), rumeur propagée par l’inénarrable Xavier Raufer, le copain d'Alain Bauer, qui la tenait soi-disant d'une source à l'état-major (tiens tiens comme Zemmour avec "l'opération Ronces" ), ou encore son admiration devant les "merveilles technologiques" de l'armée russe en Syrie dont la moitié des bombes guidées tombent à coté de l'objectif (chiffre donné dans le magazine DSI il y a quelques mois). Il ne connait rien à ces sujets et il affirme des choses de manière péremptoire qui s'avèrent être totalement erronées. Donc soit il se fait abuser par ses "sources" qui profitent de son inculture crasse dans ce domaine soit il ment de manière pure et simple pour faire bander les nationalistes de twitter qui n'attendent que de voir notre armée tirer sur des musulmans. J'ajoute qu'une telle opération me semblerait bien compliquée à réaliser compte tenu du nombre de musulmans dans l'armée française, et citer la bataille d'Alger comme exemple est stupide, car autant le succès tactique à été clairement au rendez-vous, autant cette bataille est l'une des raisons de la défaite politique française en Algérie. Donc à l'avenir mon conseil à Eric Zemmour sur les sujets défense, c'est museau !"

After bombings, New Yorkers cop an Israeli attitude: ‘Stuff’ happens
L’impasse de l’« israélisation de la sécurité »
Ce « modèle israélien » de lutte contre le terrorisme qui fascine politiciens et médias français

'Turn Israel into training hub for counterterrorism'

"The Zionist movement, created by the Jewish big bourgeoisie at the end of the 19th century, was born with a decidedly counterrevolutionary purpose. From the founding of the World Zionist Organization in 1897 to the present, Zionism, as ideology and political practice, has opposed the world revolutionary process.
Zionism is counterrevolutionary in a global sense in that it acts the world over against the three major forces of revolution: the socialist community, the working class movement in capitalist countries and the movement for national liberation.
Zionist counterrevolution began by making inroads in the European working class movement. In the early years, when the growth of monopoly capitalism and the expansion of reactionary tendencies that accompanied the establishment of the imperialist phase of capitalism demanded the unity and solidarity of the proletariat, the Zionists focused on dividing the working class.
They propagated the thesis that all non-Jews were, and would always be, anti-Semites; asserted that the only possibility for the Jewish masses’ well-being and justice was to emigrate to the “promised land”; and defended class collaboration, thus diverting the Jewish proletariat away from the struggle for their real emancipation and dividing and weakening the working class movement. It’s not fortuitous that in czarist police archives one finds documents calling for support for the Zionist movement as a way of stemming the tide of proletarian revolution.
Theodore Herzl, the founder of Zionism, wrote at the time in his diary:“All our youth; all those who are from 20 to 30 years old, will abandon their obscure socialist tendencies and come over to me.”
However, the efforts of Zionist counter-revolution could not hold back the wheels of history. The victory of the Great October Socialist Revolution in Russia ushered in a period of transition from capitalism to socialism on a world scale. The first victory of the proletariat, the premise of future victories, was a heavy blow to Zionism.
Most of the money that filled Zionist coffers came from Russia, where czarism had humiliated and oppressed the Jews for centuries. Russia provided a million immigrants for the Zionist colonization of Palestine. When the Russian Revolution liquidated the exploitation of man by man, it also destroyed the basis for Zionism in the Soviet Union.
Leninist policy on the national question toppled all Zionist myths that the Jews could not be fully incorporated, with equal rights, into society and destroyed all the racist claims on the inevitability of anti-Semitism. The Zionists never did, and never will, forgive the Soviet state and its Leninist Party, not so much for cutting off the money flow from Russia and for the loss of workers for the colonization effort, but because the Bolsheviks implemented a correct policy that incorporated the talents and efforts of the Soviet Jews into the tasks of building a new society and thus demonstrated the class origins of discrimination and anti-Semitism, breaking with the past and providing a genuine solution to the Jewish problem, a solution which was not and could never be a massive exodus to Palestine.
Zionist counterrevolution took on an anti-Soviet thrust. Before October 1917 the Zionists collaborated with Kerensky. Later they supported all the attempts at counter-revolution and enthusiastically participated in the different white “governments” set up in different parts of the country during the Civil War [in Russia]. They were active in all the moves against the Soviet Union from abroad, and their powerful propaganda machine spread a spate of lies about the first workers’ and peasants’ state in the world.
Not even the Soviet victory over German fascism, which saved so many Jewish lives, made the Zionists change their anti-Soviet stand.
With the outbreak of the cold war the Zionists collaborated in all the subversive and diversionary activities against the USSR and other socialist countries. The secret services of the Zionist state of Israel coordinated their spy activities with the CIA. Zionist agents played an active role in the counter-revolutionary attempts in Hungary and Czechoslovakia.
Today Zionism seconds the hypocritical anti-Soviet campaign on presumed violations of the human rights of Jews in the Soviet Union and does all it can to put pressure on Soviet citizens of Jewish origin so they will leave their true homeland and go to Israel. This effort by Zionist counter-revolution can only lead to new failures. And to complete the picture there is the Zionist counter-revolutionary action against the national liberation movements.
Soon after World War I, Zionist settlers penetrated into Palestinian territory, acting as the spearhead of British imperialist interests in opposition to the Arab peoples’ hopes for independence. Their role was clearly spelled out by the prominent Zionist leader Max Nordau in a statement to the British authorities:
“We know what you want from us: that we defend the Suez Canal.We must defend your route to India which passes through the Middle East.We are ready to take on that difficult task. But you must allow us to become powerful enough to carry out that task.”
And, as a matter of fact, the Zionists became a power and succeeded in establishing their own state in 1948: the Zionist state of Israel. Now their task is to defend oil routes, protect all the interests of U.S. imperialism and block the advance of the Arab revolution.
Backed by tremendous amounts of imperialist economic and military aid, the Zionists are constantly acting against national liberation movements.
At one time it was their mission to penetrate African and Asian independence movements, guarantee that the newly independent states followed paths acceptable to imperialism, that they not stray from the confines of neo-colonialism. Israel offered courses, advisers, all sorts of aid.
But the ploy wasn’t very successful. Israel’s increasing role as imperialism’s policeman in the Middle East, its racism and avowed expansionism made the young African and Asian nations see the dangers of Israeli “aid,” the treachery of Israeli foreign policy.
Nevertheless, the Zionist state took up a new role in the struggle of world reaction against progress. It went beyond the geographical confines of the Middle East, established friendly ties with all reactionary regimes and began to supply arms, equipment and advisers to those who were trying to suppress national liberation struggles.
The Israeli armaments industry specialized in designing and producing all sorts of weapons for urban and rural anti-guerrilla warfare.
The South African racist regime, the dictatorships of Guatemala and El Salvador, and the fascist Pinochet are among the best clients of the Israeli armaments industry.
Israeli arms sales in 1978 were estimated at $400 million.
One of their best clients was the Nicaraguan dictator Anastasio Somoza.
Zionist counter-revolution was present in Somoza’s Nicaragua in the form of Galil guns and Pull-push planes, but they couldn’t stop the victory of the Sandinista revolutionaries.
This is a symbol of our times: neither the machinations of Zionist counterrevolution, nor Israeli arms, can hold back the victorious march of the peoples of the world."
(Source: Nov 4, 1979 edition of Granma, official newspaper voice of Castro's government.)

Israël. Des colonies et des armes pour le Myanmar Au même titre que Donald Trump, Benyamin Netanyahou a tweeté: «Nous construisons et nous continuerons à construire.» Ainsi, après avoir «révélé» la construction – évidemment planifiée depuis longtemps...

Le rôle d’Israël dans la « guerre sale » au Guatemala Les procédures pénales contre l’ancien dictateur Rios Montt mettent en lumière le rôle joué par Israël dans les crimes commis contre les Mayas au Guatemala.

‘Investigate Israeli complicity with Pinochet's crimes’


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samedi 22 octobre 2016

Le dernier jour d'Yitzhak Rabin (RABIN, THE LAST DAY. Amos Gitai, 2015): "Tu ne tueras point"? 10 commandements à géométrie variable: la mise à mort des "mosers" selon la loi juive...


Maintenant disponible gratuitement sur internet: le film d'Amos Gitai Rabin, The Last Day (2015, Eng Sub) (Le dernier jour d'Yitzhak Rabin), très critique quant au rôle du chef Likoudnik Benjamin Netanyahou (alors leader de l'opposition à la Knesset) dans la campagne de propagande haineuse et d'incitation au meurtre visant le premier ministre israélien Yitzhak Rabin pour son rôle dans les accords de paix d'Oslo. 
Le film, très informatif, entre dans le menu détail des concepts de la loi juive liés à la condamnation et à l'application de la sentence de mort contre les "mosers", les dits "traîtres", tel que fut désigné Yitzhak Rabin. Une autre preuve que c'est pas vrai que les juifs n'ont pas le droit de tuer d'autres juifs: en fait les juifs extrémistes sont souvent les premiers à tenter d'éliminer un des leurs s'ils jugent que celui-ci est un traître, "moser", qui met en danger la survie de son peuple. Voir par exemple: Spinoza, Jésus et les premiers chrétiens, et plus récemment Mordecai Vanunu ("I suffered here 18 years because I am a Christian, because I was baptised into Christianity. If I was a Jewish, I wouldn't have all this suffering here in isolation for 18 years... only because I was a Christian man.") ou même Victor Ostrovsky, qui reste caché suite aux menaces de mort proférées contre lui sur les ondes radiophoniques canadiennes par le chef d'une puissante organisation juive...
Note: Quant à ceux qui, du côté des nationalistes européens, condamnent en bloc tous les amis de l'Islam comme des "traîtres à la race blanche", sachez que l'un de ceux qui ont le plus contribué à réhabiliter Hitler dans l'internet anglophone est l'ami de l'islam Michael Collins Piper (1960-2015) ! C'est en tout cas l'opinion exprimée par Dennis Wise (29 jan. 2016), créateur du documentaire amateur The Greatest Story Never Told, probablement le documentaire le plus pro-Hitler qui soit.


TRAILER:


EXCERPT:

Israeli Cinema Is Finally Tackling Rabin's Assassination, 20 Years Later The release of Amos Gitai's 'Rabin, the Last Day' and Erez Laufer's 'Rabin in His Own Words' highlights the contrasting approaches to the former prime minister's death taken by features and documentaries. 
PM Rabin killing "written on wall", filmmaker Gitai says
Amos Gitaï rouvre "la plaie" de l’assassinat de Rabin L’enquête officielle s’en est tenue « aux échecs opérationnels : la pagaille à l’israélienne, le garde du corps qui regarde dans la mauvaise direction, le chauffeur qui oublie de mettre la sirène sur le toit de la voiture et retarde l’évacuation de précieuses minutes », regrette M. Gitaï.  Elle a négligé « les forces sous-jacentes qui s’étaient fixé pour but de tuer Rabin. Son assassinat est le point final d’une campagne haineuse, menée par des rabbins délirants, des colons opposés à tout retrait des Territoires palestiniens, et la droite parlementaire, au premier rang de laquelle le Likud, déjà mené par Benjamin Netanyahu (actuel Premier ministre), qui voulait déstabiliser le gouvernement travailliste ».
Rabin film won't end conspiracies theories but it does highlight hate campaign, filmmaker says
Settlers furious after teens appear in movie about Rabin murder
Yitzhak Rabin’s murder: US public radio examines the holes left behind 20 years on, ‘This American Life’ investigates the mysterious bullet holes in the prime minister’s clothes and the void created in Israeli society.
Pas besoin de voir des complots partout, le tireur juif extrémiste était motivé et appuyé par des forces puissantes nationales religieuses d'ultra-droite.
Rabin: 20 Years Later (Chapter One)
The Israeli Assassination With the Most Political Relevance Today Rehavam Ze'evi was murdered by an Arab, so everything is clear and simple. Yitzhak Rabin was murdered by a Jew, and that doesn't suit us or the times.

Make Rabin's memorial a national holiday
20 Years After Rabin, Extremists Still Legitimize Violence in Israel How would Rabin have dealt with the challenge of the extremism that still burns within Israeli society—the same extremism that struck him down?
The Rabin Assassination: When Judaism Failed The religious and cultural failure that led to the Rabin assassination continues to threaten Israeli sovereignty and democracy today.
In Rabin Square, Few Lessons From the Murder of a General Turned Peacemaker
Tous les Israéliens ne pleurent pas Yitzhak Rabin
''Rabin, the Last Day'': An important film In his complex and seemingly disorganized way, director Amos Gitai has crafted a memorial of the Israeli PM's murder and the incitement that preceded it, as well as a stinging indictment of today's politicians. From this perspective, 'Rabin, the Last Day' touches the raw nerves in Israeli society without resorting to clichés.

Netanyahu, l'accusé principal du Dernier jour d'Yitzhak Rabin ?



Excerpt from Netanyahu at War - FRONTLINE (PBS):






Les extrémistes juifs israéliens s'en sont pris violemment au "traître" "nazi" PM Yitzhak Rabin qui a osé discuter de paix avec les Palestiniens et serrer la main au "monstrueux" Arafat...


Zionist Union Takes Over Rabin Memorial Rally, but at Odds Over Message Herzog and Livni pushing for apolitical approach, but some MKs want it to attack government over what they say is assault on democracy.
Real Leftists Won’t Go to the Ceremony for Yitzhak Rabin The Labor Party is putting together the event, but that party is in cahoots with Benjamin Netanyahu and the right-wing parties that don’t care about the occupation.
21 years since Rabin's murder: 'We haven't learned anything from my father's assassination'
Des dizaines de milliers d'Israéliens à un rassemblement annuel pour la paix
Israeli man knocks over Netanyahu's Statue at Rabin Square !

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lundi 3 octobre 2016

Avant les Protocoles des sages de Sion, avant les nazis... la victoire juive sur les nations était déjà un fait accompli. Jamais dans l'histoire un si petit groupe n'a eu autant de pouvoir à l'échelle mondiale—et la tendance n'est pas près de s'inverser.


Une citation qui n'est apparemment pas de Voltaire... peu importe qui l'a dit.
Socialisme des imbéciles? ou plutôt "cri de l'opprimé"?


Jamais dans l'histoire un si petit groupe n'a eu autant de pouvoir à l'échelle mondiale que, par exemple, la famille Rothschild.

Et jamais dans toute leur histoire les juifs n'ont eu autant de pouvoir qu'aujourd'hui.

Le pouvoir juif est inégalé, au plein sens du terme, et ce ne sont pas que de vils antijufs qui le disent, ce sont aussi des auteurs juifs tels Norman Cantor, cités notamment par Michael Collins Piper dans The New Jerusalem: Zionist [Jewish] Power in America (2005):
Jews in the four decades after 1940 came home in American society to suburban comfort, to penetration of academia and the privileged bastions of the learned professions, to corporate business, to politics and government and controlling levels of the media. Jews were over represented in the learned professions by a factor of five or six.
In 1994 Jews were only three percent of the American population but their impact was equivalent to an ethnic group comprising twenty percent of the population.
Nothing in Jewish history equaled this degree of Jewish accession to power, wealth and prominence.
Not in Muslim Spain, not in early 20th century Germany, not in Israel itself, because there were no comparable levels of wealth and power on a world-class scale in that small country to attain. (Norman Cantor, The Sacred Chain, The History of the Jews, 1994).


Alors? Socialisme des imbéciles ou "cri de l'opprimé"?

Feu Michael Collins Piper référait particulièrement à un des textes fondamentaux de la dénonciation du pouvoir juif—plus fondamental encore que les Protocoles, ou que la propagande antisémite nazie ou anti-communiste. Il s'agit du plus célèbre pamphlet de Wilhelm Marr—fondateur de la première "Ligue antisémite" qui fit entrer dans l'usage courant le concept d'antisémitisme—un bestseller paru en 1879 et réédité plusieurs fois intitulé La victoire du judaïsme sur le germanisme (aussi disponible en allemand et en anglais):

 
Préface

Par cette brochure, je cherche moins à polémiquer contre le judaïsme qu’à exposer des faits d’histoire culturelle.

Chaque fois que les circonstances m’amèneront à tenir des propos peut-être choquants, cela peut et doit être compris comme un « cri de douleur » de l’opprimé. Un pessimisme résigné s’écoule de ma plume.

D'aucuns diront: « il y aura toujours des gens bizarres comme celui-là ». Mais soyez assurés que nul ne serait plus heureux que moi si les faits que je vais aborder étaient prouvés faux. Les juifs et le judaïsme ont été attaqués dans la littérature d’innombrables fois. Toutefois, cela a presque toujours été du point de vue de notre opinion non-juive, gonflée de nous-mêmes ou si je puis dire, dans le style vaniteux de retrait à la Gambetta. Notre orgueil ne nous a pas encore permis d’admettre qu'Israël est devenu une puissance mondiale de tout premier rang. Nous avons réussi à comprendre les Juifs, mais avons échoué à nous comprendre nous-mêmes.

En tous les cas, cette brochure est à même de revendiquer son originalité. Libre de toute attache et de tout parti pris religieux, elle permet de plonger le regard dans le miroir des faits historiques et culturels. Et ce n'est pas la faute du « pessimiste » si ce que ce que vous voyez dans le miroir ce sontdes esclaves.

Je ne souhaite que deux choses concernant cette brochure :

1 - que les critiques juifs n’étouffent pas l’affaire ;

2 - qu’elle ne soit pas mise au rebut avec le commentaire béat habituel.

J'annonce haut et fort, et sans aucune tentative d’ironie, le triomphe du judaïsme sur une base historique mondiale. J'apporte la nouvelle d’une guerre perdue et de la victoire ennemie.

Et tout cela, je le ferai sans trouver d'excuses à l’armée vaincue. Je pense qu'une telle franchise mérite en retour le privilège d’être traité autrement que par le babillage journalistique zélé habituel.

Michael Collins Piper cite ce pamphlet dans son livre The New Babylon: Those Who Reign Supreme—A Panoramic Overview of the Historical, Religious And Economic Origins of The New World Order (2009):



The New Babylon, p.37:

Writing, as he was, from a German perspective in 1879, at a time when Germany was consolidating as a nation, Wilhelm Marr — who loudly dared to challenge Jewish financial power (and who is often credited with coining the term “anti-Semitism”) — predicted Jewish finance would reign supreme in his native land, but at great cost.
Yes, Jewry shall raise Germany to a world power and make it the new Palestine of Europe. It won’t come about by violent revolution but by the voice of the people itself, as soon as German society has reached that highest level of social bankruptcy and perplexity toward which we are rushing headlong.
Don’t blame Jewry for this . . . Our Germanic element has shown itself culturally and historically powerless, incapable of achievement, before alien domination.

This is a fact, a raw, pitiless fact.
Marr charged that the Jewish-controlled media in Germany impacted upon all aspects of society: “State, church, Catholicism, Protestantism, credo, and dogma must bow before the Jewish Areopagus, the daily press,” he said. (And it is indeed interesting that even then — as Marr noted — there was a growing concern with Jewish influence over “the daily press.”)

And just as Marr predicted, there did indeed arise a state of bankruptcy and decay within Germany in the years following World War I, and Jewry did rise to a preeminent position in Germany, more so than ever before.

However, of course, there was, in 1933, a popular revolution in Germany, through the ballot box, that led to the rise of Adolf Hitler and the National Socialist German Workers Party and this resulted in the diminution of Jewish influence in Germany where the Jewish powers had reigned supreme. Germany was no longer, as Marr had said, “the new Palestine.”

In truth, of course, we now see the situation in America today being akin to the situation in Germany prior to the German Revolution of 1933. America’s economy is in a shambles, with Wall Street pirates — many of them, even perhaps most of them, Jewish — having brought the nation to the brink of bankruptcy, even as an American president — George W. Bush — decimated the nation’s treasure (and the blood of its youth) in pursuit of wars demanded by the Jewish lobby. Yet, the Jewish power interests — all acting in the sphere of influence of the Rothschild Empire — do continue to hold sway over the course of American affairs. (…)

The New Babylon, p.85: 

Germany's outspoken critic of Jewish Power, Wilhelm Marr, said that he was convinced that he had spoken aloud what millions of Jews secretly thought: "To Semitism belongs World Mastery." And to the Jews, he urged:
Be open and truthful with your thoughts. You certainly have the power to do it. We shall not compain any longer, but let us put an end to the hypocrisy between [Jews and Jews]...

Perhaps your realistic views of the world and life are correct. Perhaps destiny intends us to be your helots. We are well on the way to that end. Perhaps the spirit that brought you into the West and that high and low worship today is the only true one...

The "Twilight of the Gods" has begun for us. You are the masters, we the slaves. What is there left to say?

A voice in the wilderness has been sounded and has only confirmeed the facts, incontrovertible facts. Let us then reconcile ourselves to the inevitable since we are unable to alter it.
Let us pray that Marr was wrong. We must work to alter "the inevitable." By confronting the truth about the New World Order, we can prevail. (…) 

The New Babylon, p.115:

For the record, Krefetz added, that, in his opinion, there is no real evidence of an international conspiracy of Jewish bankers, but that “some Jews in banking have conspired.”

The money game, he said, “holds a fascination for Jews that some might say is equivalent to sex to the French, food to the Chinese, and power to the politician. And since the Diaspora [the scattering of Jewish communities], their financial concerns have always had an international flavor.”

As early as 1879, the anti-Jewish German essayist Wilhelm Marr said candidly that Jewish Money Power had assembled a predominant influence, in Germany in particular, but he recognized that this money power was international in scope. Marr described his own writings as “less a polemic against Jewry than confirmation of a cultural and historical fact.” He said that any intemperate language he may have used “must be understood as no more than a cry of pain from one of the oppressed.”

By the “oppressed,” Marr was referring to the rest of the many Europeans and peoples worldwide who were, as one English writer put it, some years later, “under the heel of the Jew,”—referring, indeed, to the Jewish Money Power.

Pointing out that many people had written unpleasant things about Jews and the organized Jewish community, Marr noted that, nonetheless, “our self conceit still keeps us from the open and honest admission that Israel has become a world power of the very first rank.”

He emphasized that there was no religious prejudice in his writings. He was, he noted, simply enabling his readers to peer into what he called “the mirror” of cultural and historical facts. He advised readers of his pessimistic works to not blame him if that mirror showed those readers to be slaves.

“Without a shred of irony,” he wrote, “I publicly proclaim the world-historical triumph of Jewry, the news of a lost battle, the victory of the enemy without a single excuse for the stricken army.” He referred to his stark (and dark) conclusions as nothing more than “candor.”

Marr noted that “throughout history the Jews have been hated by all peoples without exception.” He emphasized that much of this hatred and enmity did not come as a consequence of the Jewish religion and its teachings (particularly its disdain for non-Jews)—although he acknowledged this did play some part—but rather, Marr said, the Jewish people had been able to adapt themselves to what Marr called the “idolatry of other peoples.”

Of the historical conflict between Rome and Jerusalem, Marr noted that “When one people subjugates another, one of two situations usually [occurs]: either the conquerer merges into the culture of the conquered and loses its special nature or the conquerer succeeds in impressing his special nature on the conquered.” Marr cited the Mongols who conquered China under Genghis Khan and then became Chinese. He wrote:
As imposing as these two possible phenomena might be, they lose significance when confronted by the cultural history of Jewry, for in this case a wholly new force enters. A completely Semitic race has been torn loose from its homeland in Palestine, led into captivity, and finally scattered.

As far as the Babylonian captivity is concerned,it seems that the Babylonians soon wearied of their Jewish captives, for they were let loose again. The bulk of the Jews returned to Palestine, but the bankers and the wealthy stayed in Babylon, despite the angry thundering of the ancient Jewish prophets.
In some respects, Marr showed great sympathy toward the Jewish situation. He pointed out that “the Jews let themselves be used by the great ones of the land so that they [could] conduct their money transactions at the cost of the common people.” Marr added: “Highly gifted, highly talented in this direction, the Jews dominated the wholesale trade and the retail trade in the Middle Ages. They soon outstripped those who earned their bread by the sweat of their brow.”

What was interesting, said Marr, were the dynamics of the situation. Although the common people saw that because of religious differences the Jews did not share the ethical considerations of the non-Jews, the Jews, so long as they made money, tolerated anything: “Oppressed from above according to official policy, the Jews could carry on below with impunity. The people,” however, he said, “were not permitted to grumble about their exploitation by the powerful and their agents—the Jews.”

As a consequence of this, Marr pointed out, there was an introduction of religion into the equation by those who were angry at being exploited by the Jews and those for whom the Jews acted as agents. And so there were occasional pogroms. However, amazingly, the Jews did not demand their own emancipation since they feared that it might interfere with their money dealings. Although the Jews “were ridiculed by the educated, mishandled by the mob, persecuted by the zealots of the medieval church,” the Jews nonetheless “conquered the world with [their] Jewish spirit,” Marr said. (…)

The New Babylon, p.255:

In the United States today, we are witness to the Rothschild Dynasty’s overwhelming force. What has been the most powerful nation on the planet is in the grip of this evil dynasty, acting as the mechanism by which the New World Order is being brought from a dream to reality.

The record and the facts speak for themselves.

The question that remains is whether Americans of today should adjust to the realities that Wilhelm Marr urged his German countrymen of the 19th Century to face in no uncertain terms. He told his people:
I implore you. Do not berate the Jews. You elect the alien masters to your parliaments. You make them legislators and judges. You make them the dictators of the state finance system. You deliver up your press to them because flashy frivolity is more to your taste than moral seriousness.

What do you expect after all of this?

The Jewish race prospers mightily on the basis of its talent. You were beaten and you have deserved this a thousand times over.

Don’t complain about how Jews bring down prices in business or how they grab up the overproduction of big business swindlers and sell at rock-bottom prices and make money and invest it usuriously.

Isn’t that all according to the dogma of the abstract individualism that you have enthusiastically accepted from Jewry?

You can no longer impede the great mission of Semitism. Jewish Caesarism is only a question of time.

Of this, I am certain.

Only after this Caesarism has reached its apex will we perhaps be helped by that “unknown God” to whom altars were built in Imperial Rome.

We must once more admit it, so let’s face it squarely: We are the vanquished. We are the subjugated.




Netchvolodow A. - L'Empereur Nicolas II et les Juifs p.381-386 (Plagié par R.-G. Dommergue P. de Menasce dans Vérité et Synthèse, p.39) :

Vers la même époque, aux environs de 1880, alors que T. M. Dostoïevski écrivait ces lignes, Wilhelm Marr, un compatriote de Nietzsche, exprimait les mêmes opinions, tant vis-à-vis de l'Allemagne que de tous les autres États chrétiens. Wilhelm Marr est connu pour sa participation, en tant que publiciste, à la préparation de la révolution de 1848, et pendant de longues années il fut membre de diverses sociétés secrètes (voir note) de ce temps, dans lesquelles les Juifs jouaient le premier rôle. Peut-être plus encore que Nietzsche, il était en proie à une haine violente et presque sadique contre le Christianisme, et il mena une propagande effrénée en vue de sa destruction.
(Note: Voy. Crétineau Joly : Histoire du Sonderbund. Paris 1850, I, p. 198.)
Dans ses « Feuilles de la future vie sociale », éditées vers cette époque, il exprimait entre autres ce qui suit :
« On doit montrer au peuple quelle position indigne de l'homme il accepte. On doit lui faire voir que notre ordre social ne vaut absolument rien dans ses bases. On ne cannait encore rien de l'homme sociétaire, on ne connaît qu'une bête sociétaire. On se laisse apprivoiser et dresser, et l'on perd presque toutes dispositions au libre arbitre. L'homme doit devenir sauvage auprès du lion du désert, afin qu'il devienne quelque chose. Qu'il brise la cage de sa ménagerie dans laquelle on le conduit ça et là comme un prodige d'apprivoisement. Les orgueilleux dompteurs d'animaux mettent encore tranquillement la tête dans la gueule du lion, car ils savent qu'il ne mordra pas encore. Mais quand un jour il mordra ! — Oh! puissé-je voir de grands vices! Le crime sanglant, colossal, et non pas toujours cette vertu rassasiante...
Vous tous, vous tous, jeunes gens de l'Allemagne au cœur noble et élevé qui ruminez les exhortations de vos bonnes et de vos prêtres, et qui laissez détruire votre force et votre courage par le fantôme d'une providence qui doit conduire ça et là les hommes comme les mannequins d'un théâtre de marionnettes, pensez qu'en vous réside la force pour donner à cet ordre social une autre tendance, et que vous pouvez détruire tout cet échafaudage mensonger de notre société moderne.
Et vous, vous pauvres et affamés, vous prolétaires chargés de peines, pourquoi vos éternelles hésitations, vos éternelles plaintes, vos prières et votre confiance.
Comment ne vous est-il pas encore venu à l'idée que, dès que vous le voudrez, vous serez les puissants, que vous êtes l'immense majorité, les masses ? Le résumé de toute dégradation de l'homme, la dégradation de l'homme même est la soi-disante religion, chez nous appelée Christianisme. » (Voir note)
(Note: Idem, pp. 198-200.)
Voilà ce que disait Wilhelm Marr avant la révolution de 1848.
Mais quand elle fut accomplie, il commença à voir qu'elle avait profité au seul Israël, et au début des années 1860 parut de lui un ouvrage intitulé Le miroir du Judaïsme, qui provoqua une violente indignation parmi les Juifs d'Allemagne. Malgré les succès de la politique de Bismarck, couronnée en 1866 par la défaite de l'Autriche et en 1871, par la victoire sur la France et la fondation de l'empire allemand, — ce qui donna lieu à l'épanouissement du pangermanisme et des aspirations au messianisme et à l'hégémonie allemandes — malgré cela, Wilhelm Marr considérait l'avenir de l'Allemagne et de tous les États chrétiens avec le plus grand pessimisme, et les thèses exposées dans son livre La conquête du Judaïsme sur le Germanisme paru en 1879, acquièrent à notre époque le caractère de prophétie en partie accomplies, en partie en voie d'accomplissement total.
Voici ce que disait Wilhelm Marr en 1879 :
« Je déclare à haute voix, sans la moindre intention ironique, le triomphe du Judaïsme dans l'histoire mondiale ; je publie le bulletin de la bataille perdue, de la victoire de l'ennemi sans aucun quartier pour l'armée vaincue.
Dans ce pays de penseurs et de philosophes l'émancipation des Juifs eut lieu en 1848. Depuis cette époque commença la guerre de Trente ans, que le Judaïsme nous fait maintenant ouvertement...
Nous autres, Allemands, nous avons prononcé en 1848 notre renonciation officielle au profit du Judaïsme.
Dès le moment de leur émancipation, le Judaïsme est devenu pour nous, Allemands, un objet auquel il est interdit de toucher...
Il ne me convient pas — et la place aussi me manque pour cela — de soumettre à la critique la politique intérieure du prince de Bismarck depuis l'année 1866. Je me contenterai de constater un fait : que depuis cette époque, Son Altesse Sérénissime est considéré par le Judaïsme comme l'Empereur Constantin (par les chrétiens)...
Qui a eu un réel profit de la guerre entre l'Allemagne et la France ? Le Judaïsme, en la personne d'une poignée de banquiers juifs, et les courtiers sémitiques. Nous autres, Allemands, nous avons obtenu un résultat abstrait, idéal — de pouvoir nous considérer comme des impériaux, et de nous contenter de l'Empire des Songes...
...Et eux, les Juifs,— je le dis sans vouloir nullement plaisanter — ils sont les meilleurs et les plus précieux Amis de l'Empire, en Allemagne, car cet empire a été entièrement créé pour leur offrir les plus belles situations dans l'État...
Si, comme Allemand, donc comme un des vaincus, j'entreprenais de faire la critique de la politique intérieure du prince de Bismarck, je prononcerais les paroles suivantes, qui pourraient aussi bien émaner d'un juif : Le prince a compris son époque mieux qu'aucun des hommes d'État qui l'ont précédé. II possède un clair coup d'œil culturo-historique, et il a compris que le germanisme en est aux derniers soubresauts de sa banqueroute, c'est pourquoi il a jeté les yeux vers les éléments qui ont plus de vitalité que lui... »
Traçant un aperçu de la victoire du Judaïsme sur les autres peuples de l'Europe, Wilhelm Marr dit :
« ...L'avènement du Césarisme juif — je base cette affirmation sur une profonde conviction — n'est qu'une question de temps...
Au Judaïsme appartient la domination mondiale. Le crépuscule des Dieux est déjà arrivé pour nous.
Vous êtes les Seigneurs, nous les esclaves...
Vae Victis — Malheur aux vaincus !
S'il m'est permis d'adresser une prière à mes lecteurs, voici en quoi elle consistera : qu'ils conservent le présent ouvrage et le transmettent en héritage à leurs enfants, en leur demandant de le léguer également à leurs descendants. Je n'ai pas la prétention de me considérer comme un prophète, mais je suis profondément pénétré de l'opinion exposée ici, qu'avant quatre générations il n'y aura absolument plus une seule jonction dans l'État, sans en excepter les plus élevées, qui ne soient en la possession des Juifs...
A l'heure actuelle, seule parmi tous les États d'Europe, la Russie oppose encore de la résistance à la reconnaissance officielle de l'invasion des étrangers. C'est le dernier rempart contre lequel les Juifs ont édifié leur dernière tranchée et à en juger d'après la marche des affaires, la capitulation de la Russie n'est qu'une question de temps.
...Dans cet énorme Empire... le Judaïsme trouvera ce « point d'appui d'Archimède » qui lui permettra d'arracher définitivement de ses charnières tout le monde de l'Europe Occidentale.
L'esprit d'intrigue élastique des Juifs plongera la Russie dans une révolution telle, que le monde, vraisemblablement, n'en a pas encore vu de semblable.
En Russie, le Judaïsme occupe une situation telle, qu'il doit encore redouter de s'en voir rejeter. Quand il jettera la Russie à terre, il n'aura plus à craindre d'atteintes de personne ; quand il prendra possession, en Russie, de toutes les fonctions d'État, de même que chez nous, alors les Juifs entreprendront officiellement la destruction de la société de l'Europe Occidentale, et cette dernière heure de l'Europe condamnée sonnera au plus tard dans 100-150 ans, vu qu'actuellement les événements se développent plus vite qu'aux siècles précédents.
Ce que la Russie doit attendre des Juifs — c'est bien clair. »(Voir note)
(Note: Wilhelm Marr : Der Sieg des Judenthums _über das Germanenthum. Yon nicht confessionnellen Standpunk aus. betrachlet. Zweite Aufiage, Bern. Rudolphe Gostenohle. 1879, pp. 4, 24, 26, 29, 31, 37, 38, 34-35.)



Léon Poliakov, Histoire de l’antisémitisme, 2. L’âge de la science, 1981:
Si le catholique Rohling, épigone de l'antijudaïsme chré­tien sous sa forme la plus sanguinaire, représente le passé, l'ex-socialiste Wilhelm Marr, qui transposa le débat sur le terrain racial, annonce l'avenir. On lui attribue l'invention du terme « antisémitisme », qui s'imposa inter­nationalement en quelques années ; il sut aussi faire vibrer la note apocalyptique qu'on décèle déjà chez Gobineau ou chez Wagner ; mais son écrit à lui paraissait à une heure plus propice. 
Son petit livre, intitulé La Victoire du judaïsme sur le germanisme, venait d'autant mieux à son heure que le boum spéculatif déclenché par l'unification de l'Allema­gne fut suivi en 1873 par une débâcle qui ruina nombre de petits spéculateurs. Les nouvelles mœurs financières étaient donc sans conteste des mœurs juives ; et les Juifs, expliquait Marr, venaient de gagner la partie, grâce à leurs « qualités raciales », qui leur avaient permis de résister à toutes les persécutions. « Ils ne méritent aucun repro­che. Ils ont lutté dix-huit siècles durant contre le monde occidental. Ils ont vaincu ce monde, ils l'ont assujetti. Nous sommes les perdants, et il est naturel que le vain­queur clame Vae victis... Nous sommes tellement enjuivés que rien ne peut plus nous sauver, et qu'une brutale explosion antijuive ne peut que retarder l'effondrement de la société enjuivée, sans pouvoir l'empêcher. » (Aucun antisémite ne s'est soucié d'expliquer pourquoi les Aryens se laissaient si facilement enjuiver, tandis que les Juifs étaient hors d'état de s'aryaniser.) « Vous n'arrêterez plus la grande mission du sémitisme. Le césarisme juif — je le répète avec la plus intime conviction — n'est plus qu'une question de temps, et ce n'est qu'après que ce césarisme aura atteint son point culminant qu'un « dieu inconnu » viendra peut-être nous aider... » 
II y a à la fois du Gobineau et du Marx dans une telle vision (rappelons que le dernier nommé annonçait lui aussi en 1844 que le judaïsme, qu'il identifiait à la bour­geoisie, avait atteint « la domination universelle »). « C'est la détresse d'un peuple subjugué qui parle par ma plume, concluait Wilhelm Marr, en affectant de s'adresser aux Juifs ; d'un peuple qui gémit aujourd'hui sous votre joug, comme vous avez gémi sous le nôtre, mais qu'avec le (p.274) cours du temps vous avez réussi à mettre sur vos deux épaules. Le crépuscule des dieux a commencé pour nous. Vous êtes les maîtres, nous sommes les serfs... Finis Germaniae. » En quelques années, le funèbre écrit connut une douzaine d'éditions ; dans les faits, son auteur fit preuve d'un certain optimisme, puisqu'il fondait en 1879 une « Ligue antisémite ».


Sémites et antisémites:
Le mot «antisémitisme» a émergé en Allemagne de la publication de La Victoire du judaïsme sur le germanisme, publié à Berlin en 1879 par Wilhem Marr, année où le même homme fonde la Ligue antisémite. L’intention de Marr était d’offrir un nouveau cadre au signe antijuif, voulant le sortir du contexte religieux, de l’antijudaïsme (péjoration religieuse) pour en faire un élément objectif, scientifique, reposant sur des données historiques.
Sa pensée s’inspire des découvertes sur la parenté des langues indo-européennes qui ont donné naissance au mythe de la race aryenne depuis 1819. Ici, ce sont les langues du Moyen-Orient qui sont regroupées en un ensemble sémitique dont est dérivé le terme «sémite» pour dégager et ensuite fustiger une «race juive». Dans les faits, il existera toujours un jeu de permutations, la législation antisémite de Vichy définissant ainsi l’appartenance à la «race» juive par la pratique confessionnelle des ascendants.
En quelques mois, la brochure de Marr connut dix éditions. Étonné de ce succès, le journaliste français Jean Bourdeau en dressa la première recension faite en France en novembre 1879.


L'antijudaïsme philosophique (Blog La Question):
W. Marr, dans un pamphlet qui eut un certain retentissement, même en France, La victoire du Judaïsme sur le Germanisme, déclarait : « l'Allemagne était la proie d'une race conquérante, celle des Juifs, race possédant tout et voulant judaïser l'Allemagne, comme la France d'ailleurs », il concluait en disant « la Germanie est perdue »


L'oeuvre de Friedrich Gorenstein, K. Amacher:



Forum de coordination pour la lute contre l'antisémitisme:

Wilhelm Marr (1819-1904) était un polémiste et un théoricien allemand qui a inventé le terme d’« antisémitisme » par euphémisme à German Judenhass, ou la « Haine du Juif ». Marr était un journaliste au chômage qui prétendait avoir perdu son travail à cause de l’ingérence juive. Conservateur politique, il a été influencé par le mouvement conservateur panallemand, tel qu’exposé par Johann Gottfried von Herder, qui a développé le concept du Volk (le peuple) et du Burschenschaft, mouvement étudiant du début du 19e siècle, formé en réaction à l'échec du Congrès de Vienne sur la création d’un état unifié à l’extérieur de des territoires peuplés par le Volk. Ce dernier a rejeté l’adhésion des minorités juives et non allemandes, « à moins qu’elles ne prouvent qu’elles souhaitent développer un esprit allemand chrétien » (une décision du « Congrès de Burschenschaft de 1818 »). Tout en s’opposant à ce que les Juifs adhèrent à leur mouvement comme, plus tard, Heinrich von Treitschke, ils envisageaient la possibilité que les minorités juives (et autres) fassent partie de l’Etat allemand si elles abandonnaient tous signes distinctifs ethniques et religieux et s’assimilaient complètement au peuple allemand. Marr est allé plus loin dans ses raisonnements en rejetant la prémisse de l’assimilation comme moyen pour les Juifs de devenir Allemand. Dans son pamphlet Der Weg zum Siege des Germanentums über das Judentum (Le Chemin de la Victoire du Germanisme sur le Judaïsme, 1879), il a exposé l’idée que les Allemands et les Juifs étaient enfermés dans un conflit de longue durée, dont il attribue les origines à la race – et dont les Juifs étaient vainqueurs. Il affirme que l'émancipation des Juifs résultant du libéralisme allemand leur a permis de contrôler l'industrie et l'économie allemandes. De plus, le conflit étant fondé sur la différence entre les caractéristiques des races allemande et juive, il ne pouvait même pas être résolu par l’assimilation totale de la population juive. D’après lui, le conflit entre les Juifs et les Allemands ne serait résolu que par la victoire des uns et la mort définitive des autres. La victoire juive, conclut-il, provoquera la mort du peuple allemand (finis Germaniae). Pour éviter que cela ne se produise, Marr a créé, en 1879, la Ligue des Antisémites (Antisemiten-Liga), première organisation allemande destinée tout particulièrement à combattre la présumée menace des Juifs sur l’Allemagne et qui prêche leur expulsion nécessaire du pays. Bien qu’il ait introduit la composante raciale pseudo scientifique dans le débat des Juifs en Allemagne, il est peu probable qu'il ait été influencé par les théories antérieures de Arthur de Gobineau (auteur d’« Un essai sur l’Inégalité des Races Humaines », 1853), qui n’a été traduit en allemand qu’en 1898, soit un quart de siècle après la publication du pamphlet de Marr. En outre, Marr lui-même était très vague sur les caractéristiques d'une race et, alternativement, sur les différences raciales entre Juifs et Allemands, même si c’est devenu une particularité de la science raciale nazie. Les penseurs raciaux postérieurs n’avaient plus qu’à poser comme postulat les différences spécifiques, comme Eugen Dühring, qui a suggéré le sang et Houston Stewart Chamberlain, théoricien racial influent et mari d’Eva Wagner, fille de Richard Wagner, qui a suggéré la phrénologie comme moyen de distinguer les races. D’autre part, il est possible que Marr ait été influencé par Ernst Haeckel, un professeur qui a popularisé la notion sociale de darwinisme dans les classes cultivées allemandes. Malgré son influence, les idées de Marr n’ont pas été immédiatement adoptées par les nationalistes allemands. La ligue panallemande, créée en 1891, acceptait à l'origine l'adhésion des Juifs à condition qu'ils soient entièrement assimilés à la culture allemande. Ce n’est qu'en 1912, soit huit ans après la mort de Marr, que la ligue a déclaré le racisme comme principe inhérent. Néanmoins, Marr était le principal lien dans la chaîne de l'évolution du racisme allemand qui s’est transformé en génocide à l’ère nazie.


Antisémitisme (Wikipédia):
Pour Alex Bein, le terme fut utilisé pour la première fois en 1860 par l'intellectuel juif autrichien Moritz Steinschneider dans l'expression « préjugés antisémites » (« antisemitische Vorurteile »), afin de railler les idées d'Ernest Renan qui affuble les « peuples sémites » de tares culturelles et spirituelles (la désignation des peuples du Levant sous ce terme remontait à 1781).
Mais Gilles Karmasyn estime que c'est le journaliste allemand Wilhelm Marr qui invente véritablement le terme « Antisemitismus » dans le sens « d'hostilité aux Juifs », à l'occasion de la fondation d'une « ligue antisémite » en 1879 et non, comme il est communément admis, dans son pamphlet anti-juif « Victoire du judaïsme sur la germanité considérée d'un point de vue non confessionnel », publié la même année mais où l'expression n'apparaît pas. La traduction française d’Antisemitismus par « antisémitisme » apparaît selon le dictionnaire Robert en 1886, suivi de l’épithète antisémite trois ans plus tard. Jules Isaac précise que le terme « antisémitisme » est par lui-même équivoque alors que « son contenu […] est essentiellement anti-juif ». Marr utilise en effet le mot « Semitismus » comme synonyme de « Judentum », lequel désigne indifféremment le judaïsme, la communauté juive et la judaïté. Le mot « antisémitisme » abandonne donc la signification spécifiquement religieuse de l'hostilité anti-juive pour se prêter au concept de « race juive » par lequel on a commencé par désigner des Juifs baptisés, justifiant la poursuite des discriminations à leur égard alors qu’ils ont apostasié. Des théories pseudo-scientifiques sur la conception de « race » se sont répandues en Europe dans la seconde moitié du XIXe siècle, particulièrement chez l'historien prussien Heinrich von Treitschke dont les idées seront reprises dans les théories nazies.
Une confusion naît de ce mot, qui n'a jamais visé les autres populations de langue sémitique, telles que les Arabes. (...)
L'historien Edward Flannery distingue lui aussi plusieurs variétés d'antisémitisme :
  • « l'antisémitisme économique et politique », donnant comme exemples Cicéron ou Charles Lindbergh;
  • « l'antisémitisme religieux », ou antijudaïsme;
  • « l'antisémitisme nationaliste », citant Voltaire et d'autres penseurs des Lumières qui attaquèrent les Juifs sur leur supposées arrogance et avarice;
  • « l'antisémitisme racial », exprimé par le nazisme.

Les mythes fondateurs de l'antisémitisme — De l'antiquité à nos jours:
Dans les dernières décennies du 19e siècle, l'antisémitisme prend de nouvelles orientations. L'anticapitalisme socialiste est représenté en Allemagne par Ludwig Feuerbach, Bruno Bauer, Karl Marx et en France, par Charles Fourrier, Alphonse Toussenel et Pierre Proudhon. Chacun, à sa manière, s'attaque aux banquiers juifs et ignore les masses juives pauvres de son pays comme celles d'Europe orientale, victimes de pogroms. À partir du milieu du 19e siècle paraissent des publications sur les inégalités des races. La race indo-européenne serait supérieure à la race sémite. Parmi les précurseurs des théories raciales, C. Iancu cite en France le comte Arthur de Gobineau, Ernest Renan. Edouard Drumont diffuse le mythe de l'antagonisme Aryen/Sémite. En Allemagne, ces théories sont amplifiées. En 1879, Wilhelm Marr, auteur du pamphlet La victoire du judaïsme sur le germanisme aurait inventé le mot « antisémitisme ».



De l'antijudaïsme à l'antisémitisme:
Le mot antisémitisme a, quant à lui, été inventé tardivement par un journaliste allemand, Wilhelm Marr, pour désigner la haine des Juifs (avec une majuscule), considérés par les antisémites comme un groupe ethnique ou racial.
Invention de l'antisémitisme
Wilhelm Marr publie en mars 1879 un pamphlet intitulé : La victoire du judaïsme sur la germanité considérée d'un point de vue non confessionnel. Dans la foulée, il participe le 26 septembre 1879 à une réunion en vue de la création d'une « Ligue des antisémites » (Antisemiten-Liga).
Dès le 2 septembre 1879, le journal juif Allgemeine Zeitung des Judenthums révèle le projet de Wilhelm Marr de créer aussi un hebdomadaire antisémite («antisemitische Wochenblatt»). C'est ainsi qu'apparaît pour la première fois ce mot appelé à une sinistre diffusion.



Wilhelm Marr (Wikipedia):
Marr's speeches and articles showed first indications of antisemitism in 1848. He was influenced by the Burschenschaft movement of the early nineteenth century, which developed out of frustration among German students with the failure of the Congress of Vienna to create a unified state out of all the territories inhabited by the German people. The latter rejected the participation of Jewish and other non-German minorities as members, "unless they prove that they are anxious to develop within themselves a Christian-German spirit" (a decision of the "Burschenschaft Congress of 1818"). While they were opposed to the participation of Jews in their movement, like Heinrich von Treitschke later, they did allow the possibility of the Jewish (and other) minorities to participate in the German state if they were to abandon all signs of ethnic and religious distinctiveness and assimilate into the German Volk. Theories Cover page of Der Weg zum Siege des Germanenthums über das Judenthum  Marr took these philosophies one step further by rejecting the premise of assimilation as a means for Jews to become Germans. In his pamphlet Der Weg zum Siege des Germanenthums über das Judenthum (The Way to Victory of Germanism over Judaism, 1879) he introduced the idea that Germans and Jews were locked in a longstanding conflict, the origins of which he attributed to race—and that the Jews were winning. He argued that Jewish emancipation resulting from German liberalism had allowed the Jews to control German finance and industry. Furthermore, since this conflict was based on the different qualities of the Jewish and German races, it could not be resolved even by the total assimilation of the Jewish population. According to him, the struggle between Jews and Germans would only be resolved by the victory of one and the ultimate death of the other. A Jewish victory, he concluded, would result in finis Germaniae (the end of the German people). To prevent this from happening, in 1879 Marr founded the League of Antisemites (Antisemiten-Liga), the first German organization committed specifically to combating the alleged threat to Germany posed by the Jews and advocating their forced removal from the country.


Theodor Fritsch (Wikipédia):
Disciple de Wilhelm Marr (à qui l'on doit la création du terme "antisémitisme"), il publia en 1887, le Antisemiten-Katechismus (Catéchisme des antisémites). Il fut le premier traducteur allemand des Protocoles des Sages de Sion, un faux document antisémite attribué à Mathieu Golovinski. Il était membre de la Ligue allemande.  
Nietzsche écrivit à son propos : « Il n'est vraiment pas en Allemagne de clique plus effrontée et plus stupide que ces antisémites. Cette racaille ose avoir dans la bouche le nom Zarathoustra. Dégoût ! Dégoût ! Dégoût ! »


Theodor Fritsch (Wikipedia):
In 1890, Fritsch became, along with Otto Böckel, one of the first deputies of the "Antisemitic People's Party," founded by Böckel and Oswald Zimmermann, to the Reichstag. The party was renamed the Reform party in 1893, achieving sixteen seats. The party failed, however, to achieve significant public recognition. One of Fritsch's major goals was to unite all anti-semitic political parties under a single banner; he wished for anti-semitism to permeate the agenda of every German social and political organization. This effort proved largely to be a failure, as by 1890 there were over 190 various anti-semitic parties in Germany. He also had a powerful rival for the leadership of the anti-semites in Otto Böckel, with whom he had a strong personal rivalry.  
Fritsch founded the Reichshammerbund (Reich's Hammer League) in 1912, one of the first political groups to adopt the swastika. He also founded the secret Germanenorden in that year. Members of these groups formed the Thule Society in 1918, which eventually sponsored the creation of the Nazi party. The Reichhammerbund was eventually folded into the Deutschvölkischer Schutz und Trutzbund, on whose advisory board Fritsch sat. He later became a member of the German Völkisch Freedom Party. In the general election of May, 1924, Fritsch was elected to serve as a member of the National Socialist Freedom Movement, a party formed in alliance with the Völkisch Freedom Party by the Nazis as a legal means to election after the Nazi party had been banned in the aftermath of the Munich Putsch. He only served until the next election in December, 1924.
















Or, selon les médias juifs, le cri de l'opprimé est celui du juif, pas du non-juif! Selon eux les antijuifs font de la projection en inversant le rôle de l'oppresseur et de l'opprimé!

Les antisémites jouent de plus en plus les victimes dans la rhétorique classique de l’inversion “agresseur-agressé,” selon une spécialiste Si vous pensiez avoir remarqué une haine anti-juive grandissante sur la Toile et auprès des grands médias européens, vous aviez raison — Et la Professeure Monika Schwarz-Friesel peut le quantifier scientifiquement.
European anti-Semites increasingly playing victim in classic ‘perpetrator inversion,’ says expert






















This masterwork of interpretative history begins with a bold declaration: The Modern Age is the Jewish Age--and we are all, to varying degrees, Jews.
The assertion is, of course, metaphorical. But it underscores Yuri Slezkine's provocative thesis. Not only have Jews adapted better than many other groups to living in the modern world, they have become the premiere symbol and standard of modern life everywhere.
Slezkine argues that the Jews were, in effect, among the world's first free agents. They traditionally belonged to a social and anthropological category known as "service nomads," an outsider group specializing in the delivery of goods and services. Their role, Slezkine argues, was part of a broader division of human labor between what he calls Mercurians--entrepreneurial minorities--and Apollonians--food-producing majorities.
Since the dawning of the Modern Age, Mercurians have taken center stage. In fact, Slezkine argues, modernity is all about Apollonians becoming Mercurians--urban, mobile, literate, articulate, intellectually intricate, physically fastidious, and occupationally flexible. Since no group has been more adept at Mercurianism than the Jews, he contends, these exemplary ancients are now model moderns.
The book concentrates on the drama of the Russian Jews, including émigrés and their offspring in America, Palestine, and the Soviet Union. But Slezkine has as much to say about the many faces of modernity--nationalism, socialism, capitalism, and liberalism--as he does about Jewry. Marxism and Freudianism, for example, sprang largely from the Jewish predicament, Slezkine notes, and both Soviet Bolshevism and American liberalism were affected in fundamental ways by the Jewish exodus from the Pale of Settlement.
PDF - The Jewish Century, by Yuri Slezkine. Comme l'indique Traverso en référant à The Jewish Century de Yuri Slezkine, le juif est au coeur de ce qui s'est passé durant le 20e siècle, tant en terme de destruction et de révolution géopolitique que de révolution idéologique ou anti-idéologique. Depuis la seconde moitié du 20e siècle, le juif est passé de la position de paria, de dominé, de révolutionnaire, à celle de dominant, contre-révolutionnaire, proche du pouvoir, et cela plus que jamais depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.
En raison de leur statut actuel de privilégiés et de dominants couplé à celui de minorité protégée, il est devenu extrêmement difficile de convaincre les masses que les juifs sont encore aujourd'hui en 2016 une minorité opprimée au même titre que les autres minorités opprimées. Black Lives Matter (BLM) a par exemple nettement condamné Israël et appelé à son boycott (BDS), ce à quoi les organisations juives ont répondu en retirant leur appui à BLM. De nombreux juifs ont quitté le mouvement et ont cessé de sympatiser avec BLM à cause de son appui envers le mouvement BDS. Dès lors la majorité des juifs réalisa qu'elle se trouvait ainsi définitivement exclue du club de solidarité des minorités opprimés.

Les juifs se sont très peu mobilisés contre Trump: si le pouvoir juif avait voulu l'empêcher de devenir président, il aurait pu facilement le faire en revêtant ses vieux habits d'antiracistes. Au contraire, les juifs se sont tus. Preuve de plus que le pouvoir juif est maintenant à droite, ultra-sioniste, et qu'ils en ont marre d'être traités de "nazis" par l'Onu et pratiquement toute l'opinion mondiale. Une faible minorité de juifs est encore de gauche et ce sont ceux-là qui ont manifesté dans les rues. Les autres juifs néocons qui ont répudié Trump ne voulaient pas salir leur image ni révéler leur propre droitisme, car les néocons ont besoin de déguiser leur interventionnisme guerrier en obligation humanitaire et démocratique. Cependant de nombreux néocons et propagandistes néocons, incluant les pires, ont endossé Trump: David Horowitz (commentateur juif anti-rectitude politique), Ann Coulter, Frank Gaffney, Michael Ledeen, Dick Cheney, Donald Rumsfeld. Les évangélistes sionistes les plus délirants comme Michelle Bachmann, Sarah Palin et Newt Gingrich se sont fait promettre des  postes importants dans l'administration Trump.


Les juifs de la vieille école socialiste: des restes du sionisme du 20e siècle, celui des kibboutz, de Bernie Sanders, etc.

Les nouveaux juifs sionistes du 21e siècle: non plus antiracistes mais racistes décomplexés, comme Trump (sauf que Trump doit être diplomate et peser ses mots, car s'il s'exprimait pareil comme un politicien israélien, il ne serait appuyé que par l'extrême-droite). En Israël c'est de plus en plus l'ensemble de la population qui est à l'extrême-droite, pendant que les moins droitistes quittent le pays. On confond souvent cela avec un "vent de liberté", même du côté de la dissidence qui pourtant continue de s'inventer mille raisons futiles pour haïr Israël...



Un autre cri de l'opprimé... celui-là du Québec:



Nègres blancs d'Amérique est un livre autobiographique de Pierre Vallières publié en 1968 aux éditions Parti pris. Ce récit, écrit par Vallières alors qu'il était emprisonné aux États-Unis, est à la fois un essai et une autobiographie qui dresse un portrait de la société québécoise des années 1950 et 1960, encore sous l'emprise économique des conglomérats anglo-américains et incapable de se définir clairement par rapport aux différentes formes de pouvoirs qui s'exerçaient alors.  Pour Vallières, le Québec francophone de l'époque est la patrie d'un peuple encore grandement colonisé que seule une révolution pourra libérer.  Ce livre sera un temps considéré comme le principal manifeste du mouvement de libération nationale québécois. Nègres blancs d'Amérique reste, selon Louis Hamelin, le meilleur document québécois sur le bouillonnement de ces années-là.
Avertissement. Il est important de conserver à l'esprit, en lisant ce livre, les faits suivants. 1 - Ce livre a été écrit en prison, immédiatement après une grève de la faim de 29 jours, dans des conditions de détention particulièrement pénibles. ...


 

Rappelons que ce sont les lois américaines sur la ségrégation des Noirs qui ont inspiré les lois raciales nazies de Nuremberg...

How US Race Laws Inspired Nazism

Racism Comes Full Circle: America as the Harbinger of the Nazis’ Race Laws

Les lois américaines contre les “personnes de couleur” ont influencé les idéologues nazis

American laws against ‘coloreds’ influenced Nazi racial planners

VIDEO - Hitler’s American Model: The U.S. and Nazi Race Law w/ James Q. Whitman - MR Live - 08/23/17 

Hitler’s American Model: The United States and the Making of Nazi Race Law, by James Q. Whitman  Détail gênant de l'histoire: les nazis ont créé leurs lois raciales en s'inspirant de celles... des États-Unis.


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